Besoin de conseil ou crise de confiance ?

Besoin de conseil ou crise de confiance ? Mon cœur s’interroge. Ce soir, alors que je prenais ma douche, je me suis posé cette question. Au fait, depuis un an déjà, j’ai pris une décision importante au fond de moi-même, laquelle n’attend que le bon moment pour être mise en application. Je sais personnellement sans l’ombre d’un doute que ce n’est pas une décision facile, mais je l’ai quand même prise, non pas sans réfléchir. Je peux vous rassurer que j’ai mis assez de temps pour y penser pesant le pour et le contre.


C’est une lourde décision, certes et je sais que dès son application au moment venu, nombreux me jugeront. Je m’attends à des discours du genre « Tu as perdu la tête », « Tu ne réfléchis lus », « Tu déconnes », etc… Néanmoins, je reste persuadée que c’est la meilleure décision à prendre. J’en paie le prix.
Bref, c’est ça. Je vous écris pour vous partager une réflexion qui en est sortie. Les mois passent et j’épuise petit à petit le délai que je me suis fixé. D’une part, je veux vraiment que ce délai finisse et que je passe à cette étape et d’autre part je pense que je ne suis pas prête (et je me dis on est jamais assez prêt pour lancer un changement). Je me lavais, lorsque, suite à mes angoisses, l’idée d’en parler à quelqu’un m’est venue à l’esprit suivie d’une forte question « Pourquoi en parler ? ». Bon, pour demander conseil, non ?!
Pourquoi demander conseil ??? Voilà, cette question m’est tombée dessus sans me quitter. Pourquoi demander conseil ? on demande conseil sur des questions qu’on ne maitrise pas, on demande conseil pour des questions dont on a l’incertitude, dont on doute… Et pour mon cas, quel est mon objectif de demander conseil ?
J’ai été incapable de me répondre à cette question, mais grâce à elle, j’ai appris à voir les choses autrement, dans une autre dimension. Ou simplement à les comprendre.


De mon point de vue, je pense que souvent nous ne demandons pas conseil parce que les évènements nous dépassent ou que nous avons besoin d’une contribution extérieure à notre décision (même si c’est aussi possible),
Nous ne demandons pas conseil parce que les opinions des autres nous importent objectivement.
Nous ne demandons pas conseil parce que nous avons besoin d’un éclaircissement pour ne pas commettre des erreurs,
A mon avis, il nous arrive de demander conseil, parce que nous avons besoin des soubassements : par peur d’assumer le choix que nous avons fait (et même si au fond nous avons tous les éléments, suffisants pour nous appuyer à assumer notre choix), nous demandons conseil pour ne pas aller plus loin dans ce que nous nous sommes convenus avec nous-même.
Nous avons peur d’avancer et nous cherchons des prétextes pour ne pas aller au bout, souvent en demandant conseil aux mauvaises personnes (ou aux bonnes d’une manière superficielle). Nous demandons les avis des autres pour pouvoir se convaincre d’abandonner sans remords ni culpabilité.
Voyez-vous, en réfléchissant tête reposée, je me rends compte que la personne que j’ai taguée pour discuter ne partagerait pas le même point de vue que moi sur la question (ou pour mieux dire ne me donnerait pas un ajout constuctif, parce que les conseils ne sont pas là que pour nous appuyer). Alors pourquoi demander conseil ? La réponse est choquante. Je vais en parler parce que j’ai envie de me décourager et sachant l’importance de la cause que je poursuis, je suis incapable de me décourager seule, donc je fais recours aux forces négatives externes. J’ai envie de ne pas foncer, mais je sais que c’est plus fort que moi, que je dois aller au bout, c’est que je ne pourrais jamais me le pardonner si jamais j’abandonne ; donc je fais recours aux opinions des autres, je m’influence à les suivre et plus tard je rejette la faute sur eux (je me sauve de la culpabilité).
Nous savons très souvent ce que nous voulons avec toute netteté mais nous n’avons pas toujours la force de l’assumer. On dirait que le virus de la facilité nous guette à chaque pas que nous franchissons. Parfois, nous voulons abandonner et pour cela nous avons tendance d’embarquer quelqu’un dedans, ainsi les langages « Il m’a induit en erreur », « Il m’a menti », « Il m’a fait perdre une belle occasion » sont de plus en plus courant. Ne pouvant pas supporter notre poids seul, nous voulons toujours que quelqu’un le porte à notre place pour nous avoir donné conseil sur une situation donnée.
Je voulais nous encourager tous à assumer nos choix, le premier bon conseiller est au fond de nous-même, il loge dans notre cœur, dans notre conscience, dans notre âme, dans notre cerveau, dans nos forces et faiblesses. Nous savons exactement et mieux que personne ce que nous voulons et le pourquoi du comment. Nous avons le devoir de nous consulter, de prendre en compte nos points de vue sur nous-même et d’écouter les autres pour combler nos insuffisances pas pour nous remettre complétement en question.
Apprenons à nous faire confiance, à faire confiance à nos instincts, à obéir à la voix de nos cœurs (chacun en a un).
Je présente à ma personne des excuses d’avoir douté d’elle, d’avoir cherché à l’échapper, et je vous souhaite toutes les bonnes choses.

Brielaplume / La passion d’écrire.

Publié par Brielaplume

Passionnée par l'écriture, Ecrire pour transmettre des énergies positives.

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