Le conditionnement social …

Le conditionnement social est parmi les choses qui nous lient, d’ailleurs qui a toujours lié les gens pendant très longtemps. J’ai été traitée plusieurs fois de mots que je n’aimerais pas reprendre ici simplement parce que j’avais pris des décisions que les gens ne comprenaient pas, qui ne s’inscrivaient pas dans les conditions à remplir pour être une bonne femme à cette époque-là. E je suis consciente de toutes les opportunités que j’ai laissé tomber, de toutes les initiatives entreprises et enterrées lorsque je ne pouvais plus contenir la pression. Je me suis décidée à maintes reprises de m’engager à écouter mon cœur, il s’agit d’un combat que je mène au quotidien, même si je me rends compte que je ne l’ai pas encore remporté totalement, je m’aperçois que j’ai tout de même fait des grandes avancées.

Le conditionnement social est un combat de tout le monde, pas seulement une affaire des femmes, en tout cas il ne s’agit pas d’une lutte liée au sexe, chacun de par sa nature subit cette pression. Et beaucoup de gens sont tombés dans le piège. C’est mieux quand notre conscience est soudoyée et que nous ne pouvons pas nous plaindre. Le gap c’est quand la voix de notre intérieur ne cesse de nous rappeler combien nous l’avons trahi… Je ne le souhaite à personne. C’est à ce moment-là que la vie devient un gâchis, rien n’est plus important que sa paix intérieure. Et beaucoup de gens ont tout ce qu’il faut pour être heureux (un mari attentionné, des enfants calmes et mignons, une famille soucieuse, des moyens pour en prendre soin, un travail stable, …) mais ne le sont pas. Beaucoup ont dévié leur chemin pour en prendre un autre, et je vous rappelle on ne se sent mieux que chez soi. On ne peut pas les en vouloir pour ça, c’est le conditionnement social, le monde veut que nous soyons des personnes ordinaires même si nous avons été créé différemment avec une petite dose de surnaturel… La société ne supporte pas ça, et souvent ça commence dans nos propres familles.

Il nous arrive de cesser ou de faire certaines choses parce que la société ne nous l’exige. En plus, je crois que par quête de stabilité, on arrête de suivre son chemin pour trouver une supposée voie tranquille.

Je veux vous parler de ce vendredi, les vols à l’intérieur du pays sont déjà autorisés pour les humanitaires, bien sûr en respectant la mise en place et le respect strict de tous ces concepts que nous avons entendu plusieurs fois avec l’arrivée de Covid-19 : confinement, isolement, quarantaine, masques, gants, … selon le contexte d’où tu viens et où tu vas.

Petite, j’ai toujours aimé voyagé, cependant, ce rêve ne s’est réalisé qu’avec mon mari et mon actuel boulot. Et curieusement à cause de mon mari, je doute avant de voyager et grâce à mon boulot j’ai la chance de voyager. Néanmoins, ce rêve a eu plus du sens avec la rencontre de cet homme merveilleux qui est devenu aujourd’hui mon mari… Je me rappelle d’un collègue allemand avec qui je me suis mise à discuter un jour, on s’est découvert avoir la même passion pour le voyage. Il m’a expliqué combien les voyages coutaient extrêmes chers, à moins que cela soit pris en charge par quelqu’un d’autre. En finissant notre causette, il m’a confié qu’il est mieux de voyager pour le boulot… il avait peut-être raison. Quand j’ai connu mon mari, nous avons démarré notre aventure de voyage, le premier voyage qu’il m’a offert était à l’occasion de mon anniversaire et je ne peux pas imaginer combien ma curiosité de vouloir tout voir, tout toucher, tout gouter l’a couté. Mon mari avait déjà beaucoup voyagé dans le passé grâce à son boulot et m’a encouragée à postuler. Je me rappelle toujours de sa phrase chaque fois que je voyage :’’va, découvres d’autres peuples, d’autres cultures, tu es assez jeune que moi, profites-en, à ton âge, j’ai fait pareil, ça va beaucoup t’inspirer.’’ ; cette phrase ne me quittera jamais.

Je ne suis pas mariée depuis très longtemps, pourtant la majeure partie d’endroits que j’ai découvert, toutes les marques des cultures des autres peuples qui remplissent mes souvenirs d’ailleurs, c’est aux cotés de mon mari que je les ai collectées et je lui remercie en passant d’être une créature qui partage ma passion.

J’ai remarqué la différence entre les voyages pour loisir et pour boulot quand j’ai commencé à me déplacer pour le service. C’est complètement différent, quand il s’agit du travail, toute ton attention dépend de l’objectif qui t’a amené, tout ton regard tu le poses sur des éléments pouvant t’aider à bien faire ton boulot, des fois les merveilles ont juste sous nez et tu ne les aperçois pas et malgré tout ça, le voyage (peu importe le motif) reste intéressant. Voyager reste intéressant et m’excite toujours, de fois je manque de sommeil jusqu’à ce que j’arrive à destination.

Et la voix du conditionnement social ne me quitte pas, étant mon combat quotidien, parfois je faillis et je tombe sous son regard. Il m’arrive de me demander pourquoi je voyage, de douter de l’équilibre que j’y puise, de penser que je serai plus équilibrée si j’étais stable. Mais de quelle stabilité je parle là ? Mais non, j’ai compris une chose, c’est que l’équilibre nait de plusieurs épices de la vie, de plusieurs aspects, il ne se compose pas d’un seul ingrédient, l’équilibre offre la stabilité. Bon, je pense et ce n’est que mon avis que trop souvent nous avons tendance (et pas nous tous) à associer routine à stabilité. Beaucoup de gens croisés dans ma vie ont fait allusion à ce que moi j’ai considéré comme routine pour désigner la stabilité : un boulot stable (avec des règlements prédéfinis), un mariage stable (conjoints qui ne se quittent jamais, qui font des enfants, dinent toujours à la maison) … La stabilité pour une certaine catégorie de gens c’est de suivre un chemin tout tracé, un chemin tracé par la société et ne s’en égarer en aucun cas. Ça ne me convient pas moi, j’aime sentir mon cœur battre plus fort, j’aime parfois avoir peur de l’inconnu, j’aime découvrir, j’aime oser, j’aime prendre des risques, j’adore même risquer ma vie, c’est comme ça que je me sens vivre. J’aime que ma vie soit rose, j’aime aussi que parfois elle soit amère, oui je ne veux pas que tout soit parfait, je veux parfois le sentir me battre très fort pour avoir un truc et me dire que je le fais pour une raison. J’aime rire, j’aime aussi pleurer, oui j’adore user de toutes mes fonctions et c’est pourquoi j’accepte toutes les circonstances même celles dans lesquelles je n’y suis pour rien et c’est tout ce qui équilibre ma vie.

Aujourd’hui encore, avant ce voyage, j’ai été tellement triste, triste d’abandonner mon confort, ma petite maison, mes souvenirs placés dans chaque coin, cette tristesse ne m’a quittée que lorsque mon avion a décollé, j’ai senti un vent de bien être me traverser et je me suis senti trop heureuse. Impatiente d’arriver. Après mon atterrissage, un vent très chaud m’a soufflé, un soleil très brillant et brulant m’a accueillie, ça y est : ‘’Bienvenue à Bunia’’. Décidemment j’adore cette vie…

La société nous conditionne, je pense que si je me sens parfois triste à l’idée de voyager tous les temps, c’est parce que ma société pense qu’un couple devrait toujours rester sous un même toit et que s’il faut que l’un parte, nécessairement ce devrait être le mari et pas l’épouse…

La société nous conditionne, au fond je sais que j’adore mon boulot, j’aimerais toujours voler comme ça, d’une province à une autre, d’une ville à une autre, d’un pays à un autre, d’un continent à un autre, toujours et toujours pourtant ça m’arrive de me sentir coupable, coupable d’un crime que je ne connais pas.

La société nous conditionne, j’aimerais profiter de chaque terre, parfois seule en toute indépendance, parfois avec mari, mais quand même ça m’arrive de me sentir lourde à me lancer, même si je sais au fond que c’est ce que je veux vraiment. Ma société veut qu’une femme soit ménagère, limitée à certains types de boulots qui peuvent lui permettre d’exercer sa fonction primaire de ménagère.

Quelle injustice ! Qui touche autant les femmes que les hommes !

Beaucoup de gens vivent une vie de frustrations parce qu’ils ont laissé la société les conditionner, une chose est certaine, choisissez de vivre dans les conditions qui vous épanouissent, vous comblent, vous rendent heureux et vous permettent d’être une personne rayonnante et pleine de vie. Ne mourrez pas avant votre mort, tant que Dieu vous le permet, ne soyez pas limité.

Prenez en compte votre opinion avant de suivre l’avis publique, rassurez-vous de suivre votre chemin avant de céder à l’opinion populaire, rappelez-vous ‘’Normalement ‘’ n’est pas toujours vrai.  Créez votre façon de vivre, qui vous met plus à l’aise et influencez les autres.

  • Courage à tous les guerriers
  • Courage à tous les esprits libres
  • Courage à tous les révolutionnaires

Brielaplume / La passion d’écrire.

Publié par Brielaplume

Passionnée par l'écriture, Ecrire pour transmettre des énergies positives.

2 commentaires sur « Le conditionnement social … »

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